Collège National d'Audioprothèse

Collège National d'Audioprothèse

Cas cliniques

Eric BIZAGUET / Stéphane LAURENT

Questions-Réponses

Pour le premier cas de Monsieur Bizaguet, "augmenter les graves ne pose-t-il pas un problème de masquage des aigus ?"

E.B. : Pour ce patient, le recrutement dans l'aigu est beaucoup plus important que dans les graves. J'adopte des compressions relativement importantes par rapport à d'habitude pour autolimiter les graves. Il ne se situe pas en zone de masquage puisqu'il présente une courbe relativement plate. Immédiatement, il me confie que le son est beaucoup moins métallique et qu'il comprend bien mieux.

Ayant une voix d'homme, j'ai procédé à un test avec une voix de femme. Il connaît une amélioration sur les deux quand j'augmente les graves. Le seuil d'audition, le seuil d'inconfort, le seuil de confort, la vocale dans le bruit et la vocale dans le silence constituent la base de notre profession. Notre métier ne peut être valorisé que si nous réalisons des tests et les expliquons au patient.

Patrick VERHEYDEN

Tu as parlé de test de fatigue en supraliminaire. Tu le réalises donc dans la zone de confort du patient. Quelle est ton expérience ? Il n'est pas évident pour un patient de dire subjectivement que la sensation sonore se maintiendra au même niveau.

E.B. : Pour une personne en souffrance depuis longtemps, qui présente une perte auditive très ancienne, je réalise neuf fois sur dix un test de Sylla. Je me place 20 à 30 dB au-dessus du seuil. Entre 0 et 20 dB, cela ne m'intéresse pas. Si jamais je constate une véritable fatigabilité, je n'appareille pas cette zone. Voilà trente ans que j'utilise la transition phonétique. Les tests de demain seront beaucoup plus complets et définiront quelle zone doit être appareillée. Tel n'est pas le cas aujourd'hui.




©2017 Collège National d'Audioprothèse - Tous droits réservés - Site réalisé par Audition France Innovation