Collège National d'Audioprothèse

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Data logging et self learning : nouvel enjeu de la relation patient-audioprothésiste

Frédéric REMBAUD

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Questions

Comment expliquer les différences de data logging entre les deux oreilles : par exemple, 12 heures pour l'oreille droite, 14 heures pour la gauche, alors que le patient a bien porté ses deux appareils simultanément ?

F.R. : Ce problème peut être lié aux piles ou à la mise en marche. Le souci est qu'il est nécessaire d'être sur place pour mener une analyse. Comme nous l'avons vu avec les étudiants, nous pouvons avoir des deltas entre ce qui est enregistré et ce qui est rapporté. Lors du rapatriement des données au démarrage, la mémoire morte s'incrémente avec un delta de 1 en système binaire. Les différences en data logging peuvent s'expliquer ainsi.

Qui crois-tu ?

F.R. : Un delta de deux heures entre une oreille droite et une oreille gauche ne constitue pas une erreur, mais est cohérent. 80 % des gens pensent que le data logging est utile au patient. Faites attention à la manière de l'employer. 30 % utilisent le self learning. Ce point est intéressant.

Le self learning est-il davantage utilisé dans certains pays ? Est-il adapté à notre culture ?

F.R. : Mes informations proviennent des fabricants. Je ne dispose pas d'étude sur l'emploi du self learning selon les pays. Ma culture anglo-saxonne est peu développée. Il existe peu de littérature sur ce sujet. Les fabricants développent peu cette question, car la technologie n'est pas aboutie.Il serait intéressant que quelqu'un nous fasse part de son usage. Nous avons tenté de le mettre en œuvre à l'école de Cahors et dans mon laboratoire. Le self learning n'est pas beaucoup utilisé ailleurs, dans d'autres pays ou en France.

Question d'un patient : est-ce légal ? Que répondre à un client qui s'interroge sur la légalité vis-à-vis de la vie privée ?

F.R. : Si le patient refuse l'utilisation du data logging, vous devez respecter son choix et ne pas l'installer. Il convient de lui expliquer que l'absence d'emploi de cette technique pourra constituer un frein à l'évolution de son appareillage. Il est cependant en droit de le décliner.

A quel moment abordez-vous le sujet du data logging avec votre patient ?

F.R. : Je devrais normalement le faire dès l'installation de l'appareil. Souvent, je ne m'en préoccupe qu'au rendez-vous suivant la mise en place. Je lui explique alors que l'aide auditive nous fournit des données qui permettent d'améliorer le réglage.

Malgré l'ouverture correcte du tiroir-pile le soir le data logging de certains fabricants indique 24h de port quotidien moyen. Comment l'expliquer?

F.R. : Cette vérification (ouverture du tiroir pile) doit être faites par vous-même en gardant l'appareil dans votre laboratoire dans un premier temps. Si les faits se reproduisent, il se peut que le temps d'utilisation ne soit pas assez long, certains fabricants demandent un temps d'utilisation minimum pour renvoyer des données logging (minimum 8h)

Est ce que le Self learning est plus utilisé dans certains pays ? Est-il adapté à notre culture ?

F.R. : Nous avons peu d'information à ce sujet, on peut se référer aux études cliniques menées en Australie, en Allemagne ou au Danemark (fabricants) , cependant le self learning n'est pas un outil utilisé couramment, d'autant plus qu'il n'est pas maitrisé à la lecture des conclusions des études menées.

Le self learning peut-il modifier la valeur du MPO?

F.R. : Dans l'absolu il le pourrait, cependant le fait-il vraiment ? Les données sur le sujet sont peu accessibles car elles font partie des stratégies de recherche des fabricants.




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